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...here...
Vie, rêve et..

...eux...

...ces autres...

évanouis toi dans l'effervescence
Lundi (16/06/08)
                                   J'en suis persuadée : 
c'est elle mon plus grand amour.


Ecrit par paranoia, à 23:30 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Mercredi (11/06/08)
Autodestruction et
Mine de chiffon.
On finira par oublier
Ta mine chiffonnée.
Destruction forcenée
Et animale
Par l'abri des idées
Il s'infiltre, le mal.
Agripper le trottoir
Des yeux.
Et pleurer sur l'art
Des malheureux.

Je criais intérieurement
Je maudissais mon caractère d'enfant.
Ne pas agir, envie de fuir.
C'était ça la véritable chose à haïr.


Ecrit par paranoia, à 12:20 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Jeudi (27/03/08)

Les mots ne forment plus que des phrases du programme scolaire. D'un côté, je suis tellement fière de mon écriture. Mon écriture d'enfant, c'est un héritage. C'est la maîtresse qui m'a si bien appris.

Quand j'avais 6 ans, j'étais folle amoureuse de mon voisin de classe. Il n'en pouvait plus de moi, je crois que j'aurais voulu l'étouffer de baisers. Parfois, on se battait, on se frappait. C'était ma passion de primaire qui m'est restée dans le sang.
Ça se ressent dans chacune de mes histoires. Je frappe, je fais des ecchymoses. C'est laid mais c'est ma façon à moi de marquer, de rester
dans la peau, sous la peau..Là où ça vibre.

Quand le bonheur me tombe dessus, je ne sais pas le décrire. Je sais seulement le vivre pleinement, totalement. Ça me rappelle cette chanson de Cali qui dit : "Si le prix à payer est de mourir étouffé de chagrin, on s'en fout, ça vaut le coup. D'oser s'aimer peut être un peu trop, mais d'y croire jusqu'au bout."
C'est peut être pour cela que manger me paraît presque inutile, superflu ou comme dis Mina, par désir inconscient de vouloir être la plus belle. Vivre d'a. et d'eau fraîche..
Comme j'envie les personnes qui savent parfaitement s'analyser, se décrypter, à la Bardamu (Voyage au bout de la nuit).Moi je reste sur le cul avec mes grands sentiments, j'ai toujours voulu tout comprendre à l'intérieur. Petite, je me regardais pleurer des heures devant le miroir, la vision des larmes alimentant le reste, et rebelotte, les sanglots repartaient de plus belle. Ah! ça je savais, ça je connaissais, la jouissance des pleurs. Les larmes qui coulaient doucement, chaudes, salées, jusqu'aux lèvres. Quand elles séchaient, ça faisaient comme un petit ruisseau asséché sur mes joues, un peu comme un masque, j'étais ailleurs. Assommée par ma tristesse, le plus souvent une tristesse capricieuse. Comme j'ai pu leur casser les oreilles à hurler, à crier pour un rien.
Parfois je plains mon frère, j'aurais presque envie de m'excuser.
Mais j'imagine que ça donnait un côté folklo à la maison, on laissait la porte ouverte l'été, le chien salissait la maison et moi, je faisais rentrer des cailloux dans le salon en rentrant du champ. Je construisais des cabanes à longueur de journée, je pouvais y passer des heures, à créer des coussins avec de l'herbe, soigner les piqûres d'ortie avec de la sauge, faire de faux parfums avec des fleurs.
Papa me préparait un jus d'orange pressé à la main et je filais jouer aux Barbie ou créer des chorégraphies sur Lorie ou les L5. J'initiais mes copines à toute sorte de chose. En y repensant, j'ai affreusement honte.
Putain ce qu'on est insouciant quand on a 7 ans...C'est dingue..
J'avais demandé à ma mère si c'était grave de se masturber, je savais même pas ce que ça signifiait. Ça me file des vertiges cette innocence.
Maintenant j'ai l'impression de tout savoir, de tout connaître. D'être une vieille cynique qui fait tout le contraire de mes idéaux, qui juge sans connaître, qui écrase les pauvres avec sa putain de consommation, qui passe son temps à dormir. J'ai du gaspille l'énergie de toute une vie pendant l'enfance parce que seul l'alcool me donne ce coup de fouet nécessaire pour faire rire, pour participer à leurs délires (débiles), pour suivre les conversations..
Ils disent tous que je suis larguée, deux de tension, que j'ai toujours un train de retard par rapport à eux. C'est mon plus grand égoïsme, je viens de le comprendre. Je suis un peu recentrée sur moi, je vis dans ma petite bulle, parfois, je rêve que je passe la semaine clouée au lit
.

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais 1000 ans..."
Baudelaire


free music
Ecrit par paranoia, à 22:29 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Dimanche (23/03/08)
J'ai envie de crier au bonheur.

Je pense que là, maintenant, tout de suite, à l'instant, je suis VRAIMENT heureuse.
C'est pire que l'achat d'un sac à main Chloé ou de chaussures Marc Jacobs, pire qu'une énorme tartine de Nutella engloutie en 2 secondes, pire que les virées à Caen avec Raphaelle, pire qu'écouter Indochine en boucle, pire qu'être complètement pétée, pire que le meilleur des cappucinos.
Ecrit par paranoia, à 11:06 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Mardi (04/03/08)
my PostSecret
C'est un faît :
Parfois je déteste tout le monde et j'ai juste envie de tuer tout ce qui m'entoure.

Ecrit par paranoia, à 13:25 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Dimanche (02/03/08)


Nan Goldin
Ecrit par paranoia, à 22:22 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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You know I feel alright.
Ecrit par paranoia, à 22:03 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Vendredi (18/01/08)
Parfois j'erre de blogs en blogs et je laisse un commentaire à un inconnu.
C'est ma façon à moi de distribuer mon petit surplus de bonheur.
Ecrit par paranoia, à 18:09 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Dimanche (06/01/08)
Elle a des mots qui frisent le sublime.
Ma maison est froide. Zen. Coupure totale avec l'extèrieur. Toi tu es là. Et les mots les plus simples me semblent "beaux".

Lui aussi d'ailleurs :
A mon sms : Promets moi que tu ira voir My Blueberry Nights.
Il répond :
Quelques scènes me feront-elles penser à quelqu'un qui par exemple me conseille de le regarder ? Quelle est la subtilité de ce conseil ? Ou non, ne le dis pas, sinon on échappe à une certaine magie.


Ecrit par paranoia, à 22:35 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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Vendredi (13/07/07)
Ode à sa beauté angélique, à ses boucles blondes de bébé.
Une fille différente qu'on aurait laisser sur Terre, seule à chercher celle.

J'ai été tellement conne de refuser toute cette tendresse qu'elle pouvait m'apporter.
On pourrait presque dire, en renonçant à la réalité des faîts, ce don de soi. Mais pourtant, elle n'est pas aussi fragile et tendre à l'intèrieur.
Son physique ne laisse pas présager une goutte de son caractère. Comme si elle voulait nous sortir de la torpeur, elle est énergique, vitale. Elle déborde d'humour et de vie. Je ne ferai pas de description de 600 pages sur elle comme l'a si bien fait Santiago H. Amigorena dans son livre le premier amour.

Je me plait à la conserver en mémoire, comme une petite fée souriante et remuante dans un cadre de pensée (dicit : image de journal dans Harry Potter).
Loin de tout souvenir, loin du papier et des mots qui ne la décrivent jamais comme elle est, loin de toute mauvaise retranscription de ma plume.

Elle se dessine dans ma tête comme je la découvrais en Italie, ado/adulte raccoleuse, dans le mauvais sens, à contre courant.
Je me relis, remarque que je me plait à créer de belles attirances sur de si petits faîts au final.
Elle me marque dans tout ce qu'elle fait même si elle ne se prête pas à de si grotesques exagérations :
Amourette un jour avant de repartir d'Italie, histoire d'un soir avec sa copine bi ("bah quoi, t'es homophobe ?"), coma éthilique en début de soirée..

Elle est plus fort encore que moi sous ses apparences de petite fille sage.
Elle fume occasionnellement.
Elle boit plus que de raison en soirée.
Elle a toujours le sourire, même dans les moments les plus difficiles (Elle et moi. Son sourire, son merveilleux sourire qui sècherait toutes les larmes.)


En même temps, c'est si compliqué avec une fille. Elle te fait des avances, tu recules. Elle part au moment où tu comprends que tu la veux, où tu remarques quelle fille géniale elle est. Et c'est trop tard. Toujours.

Et cette timidité à la con qui nous laisse seulement des goûts d'amitié partagée dans la bouche.
Ailleurs que sous les cils, on trouve des fragments d'attirances. Partout. Sur la bouche, au creux des reins, sous le ventre et le coeur.
Un peu partout en fait.

Et je ne l'oublie pas.

Bettina Rheims
Ecrit par paranoia, à 17:15 dans la rubrique "continuer à vivre...".
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